Nouvelle année, mêmes problèmes, même leadership incompétent de la part de Justin Trudeau

L’année débute à peine et pourtant, nous avons l’impression d’être coincés en 2023. La Russie reste en guerre contre l’Ukraine. Le Hamas est toujours en guerre contre Israël. La Chine s’immisce dans les élections à Taiwan. L’intelligence artificielle mange nos emplois. Les réseaux sociaux regorgent de commentaires coléreux contre l’inflation, la Palestine, les droits des trans et Donald Trump. C’est assez pour demeurer enfoui sous les couvertures, couper votre fil d’actualité et regarder des vidéos de chats jusqu’à ce que vous tombiez dans un sommeil agité.

Ici au Canada, on a aussi l’impression que, malgré la nouvelle année, nous sommes aux prises avec les mêmes problèmes et ne savons pas comment les résoudre. En fait, les politiques contradictoires de notre gouvernement fédéral ne font qu’empirer les choses.

L’inflation continue d’éroder notre niveau de vie, mais les augmentations de la taxe sur le carbone iront de l’avant le 1er avril. Les logements restent rares, mais les niveaux d’immigration atteignent des sommets historiques. Les conflits géopolitiques se sont intensifiés, mais notre armée manque de 16 000 hommes et nous n’aurions que trois jours de munitions pour nous défendre si le Canada entrait en guerre. Partez les vidéos de chats, s’il vous plaît!

Dans ses entrevues de fin d’année, le premier ministre Justin Trudeau a reconnu que l’armée canadienne manquait cruellement de fournitures, mais il a imputé la situation à nos contributions à l’Ukraine. Concernant la taxe carbone, il a confirmé qu’il n’accorderait aucune autre exonération au-delà de celles annoncées pour l’huile à chauffage domestique.

Quant à l’immigration, Trudeau a reconnu que «nous portons tous une part de responsabilité; c’est un défi sur lequel nous devons travailler ensemble», mais il a ajouté que ce ne sont pas les 500 000 nouveaux immigrants qui constituent le problème, «ce sont les immigrants temporaires, qui ont augmenté massivement au cours des deux dernières années, qui exercent une telle pression sur l’ensemble du système.»

C’est vrai, mais tous ces phénomènes se sont produits sous son règne. Huit années et trois mandats ont donné aux libéraux de nombreuses occasions d’évaluer l’impact de leurs politiques et de changer de cap si la situation empirait au lieu de s’améliorer. Alors, étant donné le désordre dans lequel nous nous trouvons aujourd’hui, Trudeau envisage-t-il de changer d’avis?

Apparemment non. «Ce n’est vraiment pas le moment de ralentir», a déclaré Trudeau à Global News. «Le contexte dans lequel nous nous trouvons présentement – où les progrès sont devenus si fragiles en raison d’événements macroéconomiques mondiaux de grande ampleur – est le moment de redoubler d’efforts et de retrousser nos manches, et c’est pour cela que je suis ici.»

En fait, vous n’êtes pas là pour ça. Comme l’aurait déclaré Albert Einstein, sourire en coin: «La définition de la folie, c’est de faire la même chose encore et encore et d’attendre des résultats différents.» La santé mentale des Canadiens est déjà assez mauvaise; nous n’avons pas besoin de plus de folie de la part d’Ottawa.

Le gouvernement doit commencer à faire des choix difficiles – ceux qu’il ne veut pas faire parce qu’ils sont politiquement désagréables aux yeux de ses principales bases électorales, comme la gauche progressiste et les communautés d’immigrés.

Il devrait commencer par abroger la taxe sur le carbone pour alléger la pression sur le portefeuille des Canadiens. Il ne devrait pas se contenter de menacer de plafonner les visas étudiants dans des usines à diplômes douteuses, mais plutôt le faire et cesser de permettre à ces étudiants d’être utilisés comme main-d’œuvre bon marché en travaillant plus de 20 heures par semaine hors campus. Il devrait augmenter les dépenses militaires non seulement en matériel mais aussi en incitations au recrutement et au soutien du personnel militaire, afin de faire de la carrière dans les forces armées une option attrayante pour les jeunes.

L’ironie est que ces politiques pourraient aider les libéraux lors des élections, et non leur nuire. Les sondages montrent qu’une majorité d’électeurs dans les bastions libéraux comme le Canada atlantique souhaitent davantage d’exemptions de la taxe sur le carbone. Soixante-deux pour cent des Canadiens nés à l’extérieur du pays pensent que les niveaux d’immigration sont trop élevés. Et les deux tiers des Canadiens – dont 68% dans l’Ontario, province riche en votes – soutiennent l’augmentation des dépenses militaires pour atteindre l’objectif de 2% de l’OTAN.

Cela semble être une année charnière pour de nombreux enjeux au Canada et dans le monde. Au lieu de doubler la mise, Trudeau devrait faire preuve de sagesse. Si ces problèmes continuent de s’aggraver jusqu’en 2025, les Canadiens retrousseront leurs manches et lui montreront la porte.

Lire la version originale anglaise de ce texte sur le site du National Post

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